... qui hésita entre le boire et le manger, et bien tôt mourut de soif et de faim.
vendredi 29 avril 2011
jeudi 17 mars 2011
De Fukushima à Flamanville
On est toujours plus intelligents que les autres.
Quelquefois, et même à grands renforts de moyens, que ce soit en matière de grandes orientations, de politique économique, voire de justice, de choix technologiques, y compris d'énergie, à l'heure de la remise en question de la pérennité de la production d'électricité à partir de matières premières radio-actives, on recourt à des experts, qui sont certes indispensables à rendre des travaux précis, mais qui n'en restent pas moins des hommes. Et des hommes, ça se trompe. Surtout nous, qui n'y connaissons rien. Mais nous, on nous a toujours dit que le nucléaire, en France c'était sûr. Tchernobyl, c'était des communistes, des incompétents...
Les dirigeants de tous les pays qui tiennent à leur "indépendance énergétique" -comme ils disent- vont voir le fossé va se creuser immanquablement entre eux et le reste de l'opinion. Nous sommes bien sûr épouvantés par la catastrophe nucléaire de Fukushima, dont on ne voit pas bien aujourd'hui l'évolution, et dont on imagine encore mal les conséquences économiques et sanitaires. Eux tiendront bon, et soutiendront qu'on ne peut faire autrement. On se demande alors pourquoi ceux qui répètent ça font de la politique...
Nous les Français avons placés tous nos efforts dans une politique nucléaire "civile" qui a offert un bon visage au nucléaire. Elle sous-tendait le nucléaire militaire en le masquant par sa superbe. Nous avions ainsi une puissance de production électrique telle que nous vendions aux pays voisins. Las ! La Commission européenne n'a pas apprécié, et nous sommes maintenant obligés d'acheter un surplus d'énergie élolienne que nous pourrions produire avec notre puissance, et perdons peu à peu le retour sur investissement que nous commencions à réaliser. Libéralisation du marché oblige. Là encore soi-disant on ne peut pas faire autrement....
Pas cher le Nucléaire, nous disait-on. On en jugera désormais autrement.
Même si nous n'y comprenons rien.
Pas cher le Nucléaire, nous disait-on. On en jugera désormais autrement.
Même si nous n'y comprenons rien.
Mais nous les Français avons mis le nucléaire au centre de la stratégie d'indépendance de la France et de sa diplomatie. Toutes choses qui ne servent plus de rien, à l'heure où nous avons rejoint le commandement intégré à l'OTAN. Nous entretenons un arsenal dont le but est le non-emploi. Pas cher, nous dit-on. Secret-Défense.
Et lorsque le citoyen se mêle de ce qui le regarde, en attirant l'attention de l'un de ses Députés sur le danger social qui peut régner quelquefois sur le site de construction d'une Centrale, que nous sommes en train de construire, il a bien du nez le 13 janvier 2011, deux mois tout juste avant la catastrophe que nous connaissons. On lui répondra alors comme suit, puisqu'il n'est pas un "expert". L'ignorant citoyen se fait ici une opinion de "l'élégance" avec laquelle on lui répond sur des sujets aussi sérieux et graves que le Droit du Travail, sur des choix technologiques coûteux, et sur l'Intérêt Général : la Sûreté sanitaire. Pour notre Député de la Manche, tout est parfait. Si j'avais été Japonais, on m'aurait répondu de la même façon. Le Japon, quel niveau de sûreté !
Je mets donc en ligne l'échange entier de courriers que j'ai eu avec le député M. Claude Gatignol dont le lyrisme final fait sourire s'il ne fallait pas en pleurer.
La première lettre avait été mise en ligne ici même il y a quelques mois, voici la réponse :
La première lettre avait été mise en ligne ici même il y a quelques mois, voici la réponse :
cliquer pour afficher en plus grand si besoin
samedi 5 mars 2011
Le mythe du Départ
Il faut de temps en temps savoir écouter les Français qui souffrent ; et visiblement la souffrance sociale est bien partagée en France. Deux micros-trottoirs réalisés à Neuilly-sur-Seine (commune la plus riche de France par habitant, située à la frontière ouest de Paris) ont recueilli mon étonnement.
Donc, il y en vraiment qui ont des problèmes de riches. Installons-nous et rions un peu, à défaut d'en pleurer, écoutons les ravages que provoque la propagande ultra-libérale qui est à l'oeuvre en occident depuis plus de trente ans sur le cerveau humain :
Exemple 1:
Exemple 1:
La classe opulente jalouse les placements et les profits réalisés par la caste des hyper-riches qui eux, ont accès à l'information nécessaire, et tout cela est regardé par la classe aisée, moyenne sup-sup, qui fait son marché à Neuilly et interrogée sur cette vidéo, se fait un plaisir de répondre à la quetion de l'ISF, se donnant des airs d'en être !
Jetons un œil plein de compassion sur cette réserve animalière située si près de nous, où le sport local consiste soit à frauder le fisc, soit utiliser les niches fiscales sous forme d'investissement dans les Dom-Tom et autres, tout en utilisant des comptes bancaires invisibles en paradis off-shore. Et pour les moins sportifs, le jeu consiste à racheter un bel appartement parisien Hausmannien et le découper en trois pour les louer super-cher à trois familles dans chacune 27 m2, ça rapporte infiniment plus que d'ouvrir un Livret A, n'est-ce pas ?
Alors, sont-ce les riches qui produisent de l'activité ? Le problème c'est que ce sont surtout ceux qui en tire les fruits.
Dans ce parc étrange où ces exemplaires d'extra-terrestres bien nourris, où l'égoïsme anté-primal le plus parfait se manifeste de la façon la plus simpliste qui soit, on répète en chœur et en rimes que Si le fisc prend trop de sous, les gens riches vont partir et l'emploi va en pâtir. Il faut dire à la décharge de ces pauvres gens qu'on entend ça une dizaine de fois par jour, de la bouche des Mme Parisot aux Jean-Michel apathiques de toutes les radios. Eh bien, c'est faux...
Il faut le dire en Anglais pour être compris ? It's fucking wrong.
D'abord, les riches partent déjà, sous forme liquide si je puis dire, puisqu'une part considérable de leur épargne (98%) ne va pas à la production réelle*. Et puis, pour ceux qui s'expatrient, un jour ils reviennent en France dès qu'il faut se faire soigner parceque la sécu, c'est quand même bien !
Et c'est aux USA justement que les plus riches étaient taxés à quelque 85% avant Reagan, et l'Amérique n'était pas un désert.
Si les plus fortunés partent l'emploi va en pâtir. Cette idée -si c'en est une- disons cette obsession... ce mythe a la peau dure. Il court les rues de Neuilly comme celles de Nice, Monte-Carlo ou encore Andorre (qui sont bien en France, oui, oui, il faudra même commencer à s'attaquer à ces principautés-villes là, selon moi anti-constitutionnelles, art. 1).
Alors, sont-ce les riches qui produisent de l'activité ? Le problème c'est que ce sont surtout ceux qui en tire les fruits.
Ceux qui produisent sont ceux qui vivent de leur travail. Or, on sait bien que les gens qui touchent + de 10 000 euros/mois (mis à part quelques chirurgiens et autres perles précieuses d'ingénieurs) ne gagnent pas ce qu'ils gagnent selon leur mérite, leur compétence, leur qualité ou leur travail. On les leur octroie
.Quelquefois, dans les très hautes sphères économico-industrielles, des conseils d'administration fantaisistes accordent des rémunérations fantaisistes (M. Carlos Goshn président de Renault touche 700 000 euros/mois). Quelquefois, c'est selon leur provenance socio-économique, selon leur entregent, selon leur naissance, leur origine géographique, le cercle où ils ont évolué, entre Neuilly et Puteaux par exemple, il suffit de vivre dans quelques kilomètres carrés, et enfin quelquefois, ils s'enrichissent selon leur façon de placer leur capital et de manœuvrer au milieu de cet aquarium de requins fous qu'est la finance.
.Quelquefois, dans les très hautes sphères économico-industrielles, des conseils d'administration fantaisistes accordent des rémunérations fantaisistes (M. Carlos Goshn président de Renault touche 700 000 euros/mois). Quelquefois, c'est selon leur provenance socio-économique, selon leur entregent, selon leur naissance, leur origine géographique, le cercle où ils ont évolué, entre Neuilly et Puteaux par exemple, il suffit de vivre dans quelques kilomètres carrés, et enfin quelquefois, ils s'enrichissent selon leur façon de placer leur capital et de manœuvrer au milieu de cet aquarium de requins fous qu'est la finance.
Sont-ce les riches qui apportent de l'argent frais en investissement ? Oui, mais pas aujourd'hui des individus, mais des groupes d'investissement comme Colony Capital par exemple ; et quand ils le font c'est pour exercer un pouvoir démesuré sur tous les acteurs sociaux de l'entreprise, dont les réductions d'impôts ne sont qu'une facette.
Le problème est que ce Groupe là, constitué d'actionnaires et par définition international, ne répond à aucun droit qui l'encadre.
Il n'obéit qu'aux lois du marché ! (chantier à ouvrir, merci à Jacques Généreux de m'avoir soufflé cette notion dont personne ne parle)
Et apportent-ils de l'argent frais, non, car leurs actifs, leur patrimoine, leur épargne sont investis ou ré-investis où ?... dans la finance ! Même pas sous la responsabilité de chacun, puisque le banquier les placera bien où il voudra.
Tiens, en ce moment le grand terrain-de-jeu des investisseurs de cet argent-là, ce sont les Matières Premières et les Denrées Alimentaires, qui atteignent de tels sommets que 44 millions de personnes en plus cette année encore n'ont plus à manger ; ce qui porte leur nombre à 963 millions (source FAO).
Le problème est que ce Groupe là, constitué d'actionnaires et par définition international, ne répond à aucun droit qui l'encadre.
Il n'obéit qu'aux lois du marché ! (chantier à ouvrir, merci à Jacques Généreux de m'avoir soufflé cette notion dont personne ne parle)
Et apportent-ils de l'argent frais, non, car leurs actifs, leur patrimoine, leur épargne sont investis ou ré-investis où ?... dans la finance ! Même pas sous la responsabilité de chacun, puisque le banquier les placera bien où il voudra.
Tiens, en ce moment le grand terrain-de-jeu des investisseurs de cet argent-là, ce sont les Matières Premières et les Denrées Alimentaires, qui atteignent de tels sommets que 44 millions de personnes en plus cette année encore n'ont plus à manger ; ce qui porte leur nombre à 963 millions (source FAO).
C'est grâce à cette mentalité-là. C'est M. Robert B. Zoellick, qui est Président de la Banque mondiale qui le dit : « Pour la première fois de l’histoire, plus d’un milliard de personnes se coucheront tous les soirs le ventre vide. » Pendant qu'à Neuilly on voudrait payer moins d'impôt sur le revenu, à Bamako, on crève de faim. Et ces braves gens de Neuilly-en-France voudraient en plus que la collectivité les épargne pour que leur Epargne serve à alimenter la spéculation meurtrière pour ces pays là et le nôtre ?
Est-il possible d'être à ce point prisonnier de ses représentations familiales, culturelles, voire paranoïaques parce qu'on vient d'un milieu aisé ? Ou serait-ce que le Figaro a soigneusement monté son sujet ?
Dans cette cour supérieure où la science est infuse, on va de mythe en syllogismes : "Jean Réno s'installe en suisse, c'est l'appauvrissement de la France". Mais qu'il s'installe où il veut ! Faudrait-il fermer les frontières ? Etonnant ces libéraux ... mais en sont-ils seulement ?
Exemple 2 :
En faut-il encore à tous ceux qui, comme sur cette vidéo -risible à tous points de vue- "comptent bien" devenir riches demain ? Auraient-ils besoin d'un camp de rééducation intellectuelle ? On siphonne de l'intelligence à l'ouest de Paris ? La leur a-t-on pompée ?
Sérieusement : dans ma grande naïveté je me demande encore comment ceux qui ont tant de facilité à gagner leur vie sont-ils aussi ceux qui ont autant de mal à en redonner une partie ? Admettez avec moi que s'ils se plaignent, eux, que devrions-nous dire, nous, qui gagnons notre vie si chichement, soit en s'usant la santé, soit en gagnant si peu, comme moi, qui ait touché 435 Euros le mois dernier, qui ne nous sentons ni valorisés, ni en capacité de transmettre un jour quoique ce soit à nos enfants ?
Que devrions-nous dire ? Nos 4 % d'imposition à nous devraient nous sembler plus difficiles à consentir que leur 48% à eux. Et pourtant nous, on ne se plaint pas, car on a bien conscience que l'argent quand on en a, on peut aussi en faire mauvais usage et que tout le monde dans une société évoluée et développée doit contribuer au bien public à proportion de ses capacités. Même les riches et leurs gosses portent leur croix dans cette vie, l'épaisseur de leur compte en banque ne les empêche pas d'avoir de problèmes de coke et de se suicider, ni d'avoir les mêmes maladies que les autres humains.
S'ils veulent vivre dans un enfer individualiste, ils en reviendront vite. Car en effet, pour finir, je rappelerai cette belle maxime de M. Albert Cohen : "L'or recouvre le cœur d'une couche métallique".
*Pour ceux qui en douteraient, se reporter à un tableau synthétique des statistiques sur les transactions financières dans le monde, par l'un des meilleurs experts français sur les structures financières, Francois Morin, Professeur émérite de l'Université de Toulouse, dans son livre à paraître :
Un Monde sans Wall Street, Seuil, 2011.
*Pour ceux qui en douteraient, se reporter à un tableau synthétique des statistiques sur les transactions financières dans le monde, par l'un des meilleurs experts français sur les structures financières, Francois Morin, Professeur émérite de l'Université de Toulouse, dans son livre à paraître :
Un Monde sans Wall Street, Seuil, 2011.
mercredi 16 février 2011
Les fruits de la colère : le Vivant ne doit pas être un terrain de jeu financier !
40 millions de personnes supplémentaires ont rejoint en 2010 les rangs des sous-alimentés de la planète du fait de la hausse des prix des denrées alimentaires, ce qui porte le nombre d'affamés dans le monde à 963 millions de personnes, selon les estimations préliminaires de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).
L'info du jour hier soir, trente secondes au journal de la nuit.
(regardez cette photo, quel beaux épis... bourrés de Trifluraline, de dibromochloropropane...)
Ici, la flambée spéculative des prix des céréales fit monter à hier 1000 agriculteurs producteurs de porc, Place de Invalides à Paris. Après avoir tenté de se rapprocher de l'Assemblée Nationale, ils furent repoussés par les forces de l'ordre. On "tape" de mille façons sur les esclaves modernes qui nous nourrissent.
(Lire l'article et voir le témoignage d'une agricultrice)
Et ce matin, émission-choc ce matin sur France-Inter l'émission d'Isabelle Giordano qui présentait "Le livre Noir de l'agriculture" de Isabelle Saporta
Saporta dit : "Notre agriculture ne respecte ni le pacte social qui la lie aux paysans, ni le pacte environnemental qui la lie aux générations futures, ni même le pacte de santé publique qui la lie à chacun de nous. Les ressources d’eau sont gaspillées et polluées. Nous recevons chaque jour dans nos assiettes notre dose de pesticides et autres résidus médicamenteux. L’agriculteur ne s’en sort plus, et il est injustement voué aux gémonies, lui qui n’est que le bouc émissaire d’un système qu’il subit." On ne peut être plus claire.
Chaque jour pose la question de l'agriculture intensive, des prix accordés aux producteurs, de la qualité de ce qu'on achète, et par extension de la faim dans le monde.
Pierre Priolet dit très bien : Pourquoi faut-il appeler Bio ce qui devrait être la seule norme ? (Voir le chercheur de l'INRA démissionaire, qui ouvre sa gueule, et montre en plein champ ce qui se passe) :
Alors, pour quoi, pour qui, payer plus cher ce qui en définitive empoisonne, depuis la graine délivrée par les grands groupes "alimentaires" (mais l'est-ce bien ?) jusqu' à nos tissus imprégnés par l'air ambiant (nano-particules démontrées par l'étude ci-dessous*) et les poisons qui servent à produire en plus grand e quantité ce qu'on mange, jusqu'à l'eau qu'il faut retraiter en sortie de chaîne, jusqu'à l'océan qui est notre poubelle ?
Faisons l'expérience, donnons trois types de lait à un chat, il fonce vers le lait "bio", pourquoi ?
Alors conscients des dangers auxquels ils exposent la population agricole depuis 50 ans, l'UIPP, les profesionnels des pesticides (pas de conflits d'intérêts) agréés par l'Etat propose le label
"Certito". Formation obligatoire de deux jours déstinés à l'érgoomie des agriculteurs. Véritable bourrage de crâne des agro-industries pour labelliser les agriculteurs déjà esclaves du système capitaliste contre lequel on croit ne rien pouvoir faire, prisonniers de tout les industries les réduisant à la condition de techniciens à 95 h/semaine et à 400 euros/mois, surendettés, avec d'un côté les banques qui se gavent sur leur crédit obligé, les supermarchés qui se gavent sur leurs marges honteuses, les actionnaires des Monsanto et Pionneer qui se gavent, et nous qui nous gavons de produits préparés ou reconstitués, crevons de bouffer des biocides, littéralement qui tuent la vie : car que trouve-ton dans la liste des phytosanitaires :
pesticides, némanticides, herbicides, rodenticides, mullosicides, fongicides, corvicides, et régulteurs de croissance (!) rebaptisés joliment produits phytosanitaires. Le reportage de Dorothée Barbat en milieu d 'émission sur le terrain auprès des agriculteurs ainsi formés est édifiant. réecouter
Haro sur les paysans, non : l'étude d'airParif "concentration en pesticides dans l'air Francilien ici en pj : 86% du tonnage provient de l'usage des particuliers en zone non-agricole entendez Mme Michu dans son jardin.
Et on parle de principe de précaution ? lisons ensemble :
Exposition aux produits en % de cancers :
- chez l'enfant d'agriculteur, plus forte moyenne de tumeurs cérébrales
- chez les femmes agricultrices, malformations fœtales, avortement spontanés
- chez les hommes, des molécules couramment utilisées comme le 2,4 D et le dibromochloropropane serait responsables de stérilité masculine. Ne cherchez pas plus loin, lisez tout, et allez acheter bio auprès d'un amap.
Il n'existe aucune réglementation sur le niveau de pesticides dans l'air ambiant. Or, c'est de cela que l'étude parle, et c'est en cela qu'elle diffère des autres.
Toute la société des gens bien intentionnés est donc rendue dépendante d'une agriculuture intensive industrielle et chimique et arrive à un point de déséquilibre social et sanitaire qui fait qu'elle pose plus de problèmes qu'elle n'en résout.
Alors, qu'est-ce que tout cela ? Une folie suicidaire qui s'empare de l'humanité ? Non. C'est un immense terrain-de-jeu pour les actionnaires et les grands groupes financiers. Leur propos est de produire de l'argent, pas du bio, pas du vivant, pas du sain... à croire qu'ils ne mangent pas eux-mêmes et n'ont pas d'enfants...
Ils investissent d'un côté sur le marché de l'agriculture ou plus précisément dans l'industrie chimique qui se trouve en amont, et ils spéculent sur le prix mondial des denrées alimentaires de l'autre. Il y a quelque temps c'était le crédit immobilier le terrain de jeu, ça ne les intéresse plus, on sait pourquoi de l'autre côté de l'Atlantique.
J'en reviens au début de cet article. La boucle est bouclée.
Que faire ? Arrêter de voter pour ceux qui mettent ce système en place et le maintiennent en faisant mine de l'améliorer
*ETUDE D'AirPARIF
Évaluation des concentrations en pesticides dans l'air francilien : campagne exploratoirePour contrer la mainmise sur le vivant, source de profit, aux dépens des paysans !
POUR UNE POLITIQUE AGRICOLE AU SERVICE DE L'INTERET GENERAL de Laurent Levard (PG)
Le Monde Diplomatique : Pour un modèle agricole dans les pays du Sud de Jacques Berthelot
Isabelle Saporta auteure de « Le livre noir de l’agriculture » éditions Fayard
Pierre Priolet, ancien arboriculteur, a lancé l'opération « consommer-juste.fr » il est l'auteur de «Les Fruits de la colère » aux éditions Robert Laffont
Sources 2007http://www.lefigaro.fr/sciences/20070628.FIG000000081_l_air_de_paris_pollue_par_les_pesticides.html
http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/servicepublic/archives.php
http://www.naturavox.fr/climat/L-air-de-Paris
lundi 14 février 2011
Le jeu des Le Pen au grand jour
La médiacratie dans toute sa splendeur. Le débat Mélenchon/Le Pen à 08 h 30 du matin. Pareil horaire empêcha que le plus grand nombre voie l'émission en direct, mais n'empêchera pas les médias -une fois de plus- de penser à votre place et de préparer les avancées droitières du programme de Sarkozy, l'air de rien. Marine Le Pen en avançant sur les terres de la Gauche ne signe-t-elle pas sa défaite intellectuelle ?
Avant d'évoquer l'émission de BFM-TV, permettez-moi de faire d'abord une révélation. Adolescent dans les années 80, j'avais été absolument ébloui par les tribunes de M. Le Pen, avant de comprendre au fur et à mesure que ma compréhension du monde murissait que j'avais été, précisément, ébloui. Je sais donc à quel point le Front National est un illusionniste, une créature de la télévision, une boursouflure qui naît dans l'ignorance des gens et profite de leur innocence. Attention, cela fait des dégâts réels dans les mairies où le F.N a sévi par la suite. Le manque de culture civique et politique que tout bon citoyen français devrait posséder avant de voter me manquait. J'ai donc mis ma pauvre cervelle en marche et mon simple bon sens.Vingt-cinq ans après, le 14 février 2011 de retour devant ma télévision, les médias et le pouvoir en place marionettisent, caricaturent cette fois Mélenchon, et mettent en lumière les ultra-libéraux les plus régressifs dont la France ait accouchés : les Le Pen. En 2002 déjà, TF1 et consorts avaient agité les deux épouvantails de l'extrême-gauche et de l'extrême-droite, croyant mieux légitimer le centre au pouvoir, et ça n'avait pas marché, on a eu l'extrême-droite. Courage.Jean-Luc Mélenchon a vertement répondu très rationnellement en restant courtois, patient à l'extrême d'écouter la caricature du social-traître que Mme Le Pen s'est amusée à faire de lui. Ses propositions gênent évidemment tout le gottha bien crémeux de ceux qui s'enrichissent, en accomplissant le rêve bourgeois séculaire de gagner de l'argent en ne rien faisant.J'ai donc vu en face de lui une extra-terrestre déguisée en fille-à-papa, Madame Le Pen, parler à « front renversé » (expression intéressante de J-J Bourdin !) du cours de l'évolution politique récente. Elle expliqua, sans s'arracher aucun cheveu, que Jean-Luc Mélenchon serait « l'agent du système » et le « faux-ami de ceux qu'il prétend défendre » (sic). Je fus pris de douleurs intercostales tellement c'était drôle. Le Mélenchon qui préconise un revenu maximum, qui pense que l'outil monétaire doit être re-connecté à la souveraineté populaire et au contrôle des parlementaires, celui qui avec J. Généreux érigera en principe de définanciariser les comptes publics*, des agents cachés du MEDEF ?Cela n'aura peut-être que peu d'importance pour vous mais je peux affirmer que lorsqu'on voit vivre Jean-Luc Mélenchon dans son entourage, que l'on constate l'indignation qui le saisit quelquefois, qu'on voit sa pugnacité, la sincérité que dégage son action quotidienne et la qualité du contact qu'il a avec toute personne, du plus humble comme moi au notable, l'imaginer en social-traître relève de la science-fiction. Il aura des défauts, mas pas celui-là. Donc, le voilà accusé, Jean-Luc Mélenchon, d'avoir une vision « libérale » de la monnaie ? Libérale oui, au sens historique, et pas totalitaire. Là, on était déjà au degré zéro de la compréhension d'une économie socialiste. C'est ça l'intelligence de Mme Le Pen ? Elle n'a donc rien d'autre à dire pour sa défense ? On l'espérait plus fine.Au cours de l'émission on ne fut pas plus surpris. Du marketing électoral sur l'immigration**. Et ça n'a pas changé depuis vingt-cinq ans. Du facho retoqué par une grande bourge acoquinée chez les bad-boys. Le long de cette petite heure comme depuis quelques années déjà, elle vint sur les thèmes propres aux mouvements ouvriers d'avant Jaurès ! Elle voudrait nous plonger dans la violence du XIX° siècle où, en effet les ouvriers cassaient du Rital, du Polak, parce qu'un Code du travail n'encadrait pas les salaires de ces pauvres gens qui venaient leur faire une concurrence déloyale, malgré eux. Relire Germinal ! Combien d'Italiens ont été assassinés à Marseille il y a un siècle à cause de ça ? On en est toujours là, au XXIème siècle, à cause d'une droite européenne qui s'acharne à détricoter le Code de travail. C'est pour ces raisons que le Parti de Gauche exige la régularisation de ces travailleurs pauvres. Non pas pour faire « entrer toute la misère du monde » comme dit Le Pen citant Rocard (encore !) mais pour contraindre le patronat à considérer ces travailleurs comme égaux aux autres en droits, en devoirs et en traitement. Tous ces gens ayant fui leur campagne, poussés soit par des dictatures, des guerres ou pire, par la concurrence déloyale que nos produits agricoles industriels et subventionnés par la PAC exerce sur leur production locale, viennent faire nos ménages, nos poubelles et face à des entreprises peu scrupuleuses, acceptent le travail qu'on leur donne. Ils ont des papiers d'identité, tout, mais ils attendent « Le » papier (CERFA) qui ne vient pas. Voilà ! Pratiques, corvéables à merci, utiles au patronat qui dégage des marges bénéficiaires sur leur dos et sur le nôtre, ces esclaves modernes indisposent la grande fille-à-papa. Et elle a raison, c'est écœurant ; sauf que le Front National, en vrai porte-parole de la droite du MEDEF, voudrait continuer de s'en prendre à eux en les privant de l'aide médicale. Humanisme ? Hypocrisie. Son père était borgne, elle est myope.Le Front National n'a rien de laïque. A regarder se crisper Madame Marine, on vit bien le jeu des Le Pen au grand jour. Il est historiquement égal à lui-même lorsqu'il s'engage dans une offensive contre « l'Islam en France ». Les Conseillers régionaux du F.N votent partout des subventions prises sur argent publicaux lycées privés. Facultatives, allant au-delà de ce que préconise la loi, Ces élus anti-laïcs aggravent les inégalités sociales devant l'éducation en donnant plus à ceux qui ont déjà les moyens de placer leur gosse à l'abri de « la djihad islamique » qui hantent les cauchemars de la fille-à-papa. Laïcité du F.N ? Prosélytisme catholique caché, Opus Dei rampant, guerre de civilisations régressive. Admirateurs de G.W Bush et Samuel Huntington, bonjour.Ouvriériste en parole, elle nous fait croire à un avenir pour les gens simples qui, en retour la croient de bonne foi. Mais en venant sans cesse sur les thèmes historiques de la Gauche, se rend-elle compte qu'elle prend acte de sa défaite intellectuelle ? Si j'étais un militant de sa mouvance, je serais furieux. Elle ne parviendra pas à faire la synthèse entre un ouvriérisme régressif doublé d'un pareil catholicisme aussi rabougri (et pas universel justement) et le Monde du travail (divers, solidaire, universaliste). Sa vision est phobique, exclusive, le bouclier fiscal à 20 % a disparu ! Elle propose de « nationaliser » des banques (!) mais seulement dans le cadre de « sanctions ». Antiennes de l'extrême-droite, ne gouverner qu'avec la trique, ça lui va bien à la belle blonde aux lèvres pincées qui serre les dents quand elle parle des étrangers.Le Parti de Gauche (-comment-gouverner-face-aux-banques-) propose de re-faire des Banques des instruments publics, au service de l'intérêt général, d'harmoniser l'ensemble de l'économie européenne, de financer publiquement et souverainement le Progrès Social tout comme l'accès à la Géothermie. Ce sont des projets d'avenir à long terme qui n'ont rien voir avec le XIX° siècle où vit Mme Le Pen, c'est de conquêtes sociales majeures qu'il s'agit au P.G.Chez elle, tout n'est que mise-à-l'écart, hiérarchisation entre les humains, primat de la nature sur la culture. A titre humain, je la plains, et je nous plains. Car elle est obsessionnelle et paranoïaque ; et à force de visiter la Gauche sur ses terres, et même chanter l'Internationale, je vais finir par croire que c'est une révolutionnaire invertie. Un jour, fatalement, elle explosera en vol. Ce sera, c'est déjà, « Le Pen de Mort »
Emission TV
**Solde migratoire
Retrouvez le tableau statistique des recensements statistiques entre 1911 et 1999, où sont détaillés les nombres d'immigrés, étrangers et Français par acquisition au sein de la population totale.
les blogs
- Economie Jacques Généreux : http://jacquesgenereux.fr/
- sur le financement des lycées d'ile de France http://www.lepartidegauche.fr/editos/arguments/3370-lycee-prive-finance-dela-de-la-loi
- blog Eric Coquerel http://www.eric-coquerel.fr/
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