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dimanche 15 mai 2011

Une cambrure à faire damner un saint-patron du FMI






Lorsque j'ai entendu la nouvelle de l'arrestation de Dominique Strauss-Kahn à huit heures ce matin sur France-Inter, je n'ai pas été très étonné que ce soit pour une affaire de mœurs. Le pouvoir rend fou et pour certains d'entre nous, hommes de pouvoir et d'un certain âge, fou d'amour* Mais est-ce réellement de mœurs qu'il s'agit ou plutôt d'un montage politico-sexuel sur fond de délit ?

Les figures médiatiques comme Jean-Marie Colombani sur France-Inter le lundi 16 mai 2011 se disent "tristes". Valérie Kosiuzcko-Morizet Ministre du gouvernement, y va carrément en disant que "la victime avérée c'est la France" !!! (merci pour la vraie victime au passage ; belle solidarité féminine ! )

Eh bien non Madame, je ne vous permets pas de réduire la France et son peuple aux frasques** d'un seul homme, ou bien nous ne sommes pas égaux devant les lois. Parce qu'un hyper-riche, hyper-connu, payé grassement, se comporterait comme un porc à l'étranger, il faudrait que son méfait rejaillisse sur LA FRANCE entière ?

Et lorsque le même Français se comporte comme un porc de banquier, en protégeant leurs intérêts de banquiers, en mettant du coup l'Espagne au chômage, en fermant des services publics en Irlande, en mettant la clé sous la porte de la Grèce, la FRANCE n'aurait-elle pas honte à ce titre ?

L'homme il est vrai ne jouissait pas*** d'un casier judiciaire vierge****. Dans un premier temps, en bon militant d'une cause de gauche, je me suis dit que la gôche authentique du Parti Socialiste serait donc libérée de ce socialiste "de correction" puisqu'il venait d'en recevoir une, car il allait se placer pour longtemps sur une banlieue orbitale d'infamie, dont on ne revient pas de sitôt. Les dés de l'élection présidentielle sont donc pipés***** aux yeux des amoureux de la démocratie qui nous donnaient le non-choix du 2nd tour avant le 1er, le non-choix entre un candidat non déclaré et un autre. OUF !

Libérés donc du très-libéral oui, passé à quelques centimètres d'une élection******.
Mais pas libérés de ses acolytes, accrocs à la social-démocratie, les nombreux du P.S. LesValls, les Moscovici, les Fabius, les Aubry, les convertis à l'économie de  marché qui font le P.S d'aujourd'hui.

Donc, ne pas se réjouir top vite quand on est de gauche. Politiquement et cyniquement, j'aurais préféré avoir comme candidat un bon gros DSK, au moins ça aurait été franc du collier, plutôt qu'un dirigeant du P.S bon teint, bon chic et bon genre. Là, le Front de gauche va manquer non pas d'arguments, il en a de bons et nombreux, mais peut-être manquer d'une personnalité à pendre à son crochet critique. (Eh oui, ça sert quelquefois un épouvantail...)

On me disait que c'était un homme intelligent.Tout se passe comme s'il avait voulu se suicider, car cet acte manqué, s'il y a, relève de la psychnalyse.
A moins que Dominique Strauss-Kahn fût sous le coup d'un attentat, d'une machination (encore possible) ou sous l'effet de je ne sais quelle substance illicite ou licite, ou encore fatalement porté sur la braguette, on ne se fait pas avoir comme un bleu ni par une vamp, ni une employée d'hôtel, quand on les moyens de se taper toutes les stagiaires du monde prêtes à entrer au F.M.I, et même si une cambrure pouvait faire damner un saint, fût-il saint-patron du F.M.I !

Lorsqu'on est en pleine pré-campagne présidentielle, on se prémunit des opportunités d'attentats (y compris à la pudeur (ce qui n'est pas le cas ici, je sais Mesdames) on se protège des apparitions compromettantes...

Quoique... quand on s'appelle D$K on est déjà compromis par les plans d'austérité que le F.M.I fait tomber sur les comptes publics, c'est-à-dire les travailleurs (politique dite de l'aFfaMeur grec)

Dominique Strauss-Kahn a été inculpé pour agression sexuelle et tentative de viol. (AFP)
Mais pour finir, je voudrais relever une observation d'un membre du Parti Conservateur U.S (une fois n'est aps coutume) : "C'est le genre de personnes qui dirigent le FMI et entre les mains desquelles nous voulons mettre les finances mondiales. Cela devrait ouvrir les yeux de chacun sur la nécessité de regarder ce qui se passe au FMI et nous convaincre de ne pas abandonner davantage de souveraineté à une organisation comme celle-là et à un individu comme lui" Ron Paul sur Fox News.

Je trouve cette remarque pleine d'hypocrisie, de mauvaise foi et de bon sens américain, et donc je ne pouvais m'empêcher de la faire paraître dans ces colonnes.

Bon courage à cette jeune américaine de 32 ans, qui a sur les épaules le plus gros scandale politique qui ait touché le FMI puis la France depuis le Monica Gate. Il reste qu'elle va devoir affronter un second choc, l'interrogatoire de la police, les prélèvements divers et variés, et (re)passer à mon avis un mauvais quart d'heure d'ici le procès et au-delà. Elle aussi elle en prend pour vingt ans.

Demain, la brave demoiselle devrait avoir des visiteurs bien intentionnés qui lui demanderont de retirer sa plainte par avocats interposés, ça s'appelle une négociation à l'amiable. Aux U.S.A tout finit toujours par une transaction.


En France les avocats de Tristane Banon (fille d'une Conseillère Régionale de Normandie) agressée par DSK en 2002, s'apprêtent à porter l'affaire en justice.


Lexique :
*Amour (ici dévoiement du terme, note à l'usage des politiquement ultras-correct(e)s ou ennemi(e)s de la langue française dans tous ses états ; ndlr)

** Je dis "frasque" alors attention : non pas que je veuille minimiser les faits survenus à la présumée victime mais parce que nous n'avons pas pour l'instant de preuve qu'un crime ait eu lieu. ndlr

*** "ne pas jouir d'un droit" ou d'une situation de fait est parfaitement français et ne connote aucun esprit pervers ; ndlr

**** "vierge" c'est-à-dire sans tache. Sans tache d'encre bien entendu. Je ne voudrais avoir d'ennuis avec la censure, ni vaticane, ni bien-pensante...

***** Là encore, ceux ou celles qui y voient une connotation hétéro-réactionnaire ne font que s'engager eux (elles)-mêmes.

****** "les dés sont pipés' = truqués. ndlr à l'attention de tous les chiens et de toutes les chiennes de garde qui se raidissent******** dès lors qu'une affaire de délit sexuel est en question, quand bien même le rédacteur n'aurait aucune commisération pour le présumé violeur, et même plutôt une certaine compassion pour la jeune femme qui porte plainte, ce qui en tant qu'homme hétérosexuel et donc réactionnaire (lire à cet effet le beau site féministe de Fatima Ezzahra Benomar) est assez remarquable !)

******* Les commentaires sont les bienvenus et je souffre la critique, au contraire, je la sollicite, mais en revanche, je ne supporte pas les mauvais procès. 

ndlr de la ndlr ******** je suis bien conscient que j'emploie le verbe "raidir" et le fais à bon escient histoire d'emmerder ceux ou celles qui y voient un inconvénient idéologique de taille, revendiquant ma liberté d'expression totale dans ce triste pays de France où il ne restera bientôt plus une goutte de liberté aux mal-nés comme moi.




mardi 25 janvier 2011

Privilégiés vous disiez ?


Je tombe sur une étude réalisée en 2004, et passée sous silence concernant la précarité dans les métiers de la culture. 
Plus précisément des sociologues missionnés par Le Ministère de la Culture ont interrogé un échantillon de 643 comédiens  exclusivement issus des Ecoles Nationales Supérieures d’Art Dramatique, titulaires du DNSPC (niveau II, Master).


Ils sont 55% à déclarer moins de 1250 €/mois






Et ceux-là sont bien lotis !
  • car ils sont 23% à déclarer moins de 625 €/mois (!) autant dire les minimas sociaux pour ces travailleurs intellectuels de haut niveau qui remettent leur métier tous les jours sur la table


  • Le salaire médian français est atteint pour seulement 22 % d’entre eux (2000 €/mois).


  • 2,5 % n’a aucun revenu...


  • 3 % seulement déclarent plus de 3125 €/mois, un salaire de cadre moyen.


Sont pris en compte les revenus des prestations d’assurance chômage. Ces chiffres ajoutent la pauvreté des revenus artistiques à la précarité que je décris dans mon pamhlet (à paraître*) sur le gâchis monumental à l'œuvre dans le monde du spectacle. 
Ces chiffres sont bas, et pourtant l’étude inclut les comédiens installés en Ile-de-France qui ont accès à des revenus supérieurs par la proximité de l’audio-visuel, pub, ciné, synchro. C’est dire si la moyenne des revenus est basse partout sur le territoire, épouvantablement basse.
Cette étude s’inscrit dans la suite des études précédentes où la faiblesse des revenus apparaît pour la majorité des comédiens. Mais celle-ci a la vertu d’indiquer les revenus des artistes issus de ces Ecoles supérieures agrées par l’Etat après 1994, et par la précision de l’échantillon sondé, montre que cette précarité touche aussi ceux dont on aurait pu croire qu’ils sont des privilégiés de la culture, une élite. Et bien voilà l'élite. 
Mon expérience menée auprès des chanteurs lyriques solistes** montrerait qu’ils subissent les mêmes difficultés, avec, pardonnez-moi amis acteurs, une préparation et une formation plus longue et encore plus exigeante, une fragilité intrinsèque à l’instrument, une concurrence européenne et même mondiale totale due aux langues indifféremment utilisées.
Sur le plan du niveau de vie, l’enquête montre que 81% d’entre eux sont locataires, que 52% ont un père en activité qui exerce une profession intellectuelle supérieure, dont la moitié ont une mère dans ce cas. Pour 60% d’entre eux leur maman est employée de profession intermédiaire. Cerise sur le gâteau, 49% déclarent occuper un emploi non-rémunéré dans le spectacle vivant. Voilà ce qui valait pour la France entière et pour le début du XXI° siècle.

Cela revient à dire que ces études là, si enthousiamantes soient-elles, sont couronnées par la perspective de gagner moins que le SMIC. De rester locataire, ne rien transmettre à ses enfants que sa précarité, et vivre au milieu des vagues, avec des hauts quelquefois, et des bas dont les creux ressemblent aux houles des avis de gros temps qui menacent de vous emporter sur le pont.

A quand un gouvernement qui en finisse avec la précarité dans les métiers de la culture ?
** Le Parlement des Artistes
* je cherche un éditeur, j'ai bien une piste mais si vous avez une, contactez-moi. merci.

jeudi 2 décembre 2010

Cher Eric Cantona, nous irons tous avec toi au guichet le 7 décembre 2010

"La révolution est simple à faire"

Oui, Eric Cantona, tu as raison en effet. C'est simple, il suffit de voter pour un candidat qui offre un programme anti-systémique. Ou plutôt un programme politique concret de retour à un système normal, équilibré entre la part du capital et la part du travail.

Un programme d'intérêt général où les questions écologiques -ce qu'on fait de notre environnement- économiques et sociales -ce qu'on fait de notre travail-  et institutionnelles -ce qu'on fait de notre souveraineneté- ne soient pas désencastrées l'une de l'autre, c'est-à-dire un programme Socialiste et Républicain. Un programme de Gauche, quoi...






Ton idée me séduit, moi aussi. Pour ce qu'elle révèle au grand jour.
Parce que, maladroitement, tu réintègres dans l'esprit des honnêtes gens -qui croient donc tout ce qu'on leur dit et qui triment sans jamais broncher- l'idée saine et simple que ce sont eux qui font vivre la société, qu'ils sont acteurs de leur destin, qu'ils sont producteurs de richesse, et qu'à ce titre ils auraient tort de ne pas faire entendre leur voix d'une façon ou d'une autre, et que les coupables des maux du Tiers-monde et de nos pays d'Europe maintenant, sont nos bien nos captateurs de richesse à nous que sont les banques. Pas les banques de dépôt, peut-être, mais les gros groupes bancaires, les banques de placements, d'investissement, pour lesquelles on se demandent bien dans quoi elles investissent de concret, puisqu'il faut rappeler un chiffre :

  • 98% des transactions financières mondiales ne vont pas à la production réelle, mais à la spéculation boursière. De l'argent sans travail... le rêve de la bourgeoisie enfin réalisé. 

Ce qui est émouvant pour moi et inquiétant pour les Possédants, c'est que s'insinue lentement mais sûrement  l'idée d'un moment de communauté synchrone capable d'affaiblir cette hydre à mille têtes que sont les marchés financiers. Tous en même temps, accomplissons la même action, comme le jour où nous allons voter en somme.

Ce que tu proposes, cher Eric, n'est autre qu'une façon de consultation populaire. Imaginons que 15 millions de personnes retirent pendant 24 h l'entière somme de leur compte courant, on aura une image précise et comptabilisée de la température la révolte. Même si on peut truquer les compteurs.


C'est sympathique, certes, mais ça ne va pas très loin. Les banques alertées mobilisent des mesures techniques de déplafonnement de leur réserves disponibles car aujourd'hui, cette réserve est dématérialisée. Mais qu'importe, tous aux distributeurs le 7 décembre prochain et nous verrons si les donneurs de leçons perpétuelles qui trônent en république du côté de Bercy ont toujours leur mine superbe !

Lire l'analyse autrement sérieuse de Frédéric Lordon sur son blog  "le Monde de la Phynance" : Ne pas détruire les banques, les saisir !