
Le calendrier et la communication de Sarkozy sont impeccablement réglés. De retour d'un G20 catastrophique où la France est représentée par la Fédération des Banques qui ne veulent pas d'outils contraignants "au-delà de Bâle III"" et où la Chine ne veut pas entendre parler de réévaluation de son Yuan, Nicolas Sarkozy, vexé comme un pou, emballe dès son retour la machine à pétards mouillés.
Comme l'esbrouffe ne marche pas à l'extérieur, tout consiste à jeter des écrans de fumée sur le plan intérieur. Faire oublier son impopularité certes, mais surtout tenir en main de potentiels adversaires Chiraquiens et Villepinistes qui ne pourront plus s'exprimer demain contre lui, puisque nommés, au risque d'être accusés de déstabiliser la droite en campagne. Les nouveaux ministres. Baroin en tête, le fils préféré de Chirac. Ce n'est pas une espèce de mouvement soudain pour l'intérêt général qui animerait Le Président élu.

Mais j'en viens à cette sortie historique proférée ce matin sur les ondes : Comme le dit mon ami Alexis Corbières sur son blog , il est de santé publique de commencer la journée par entendre sur France-Inter, l'Ex-Nouvelle-Ministre des Finances Christine Lagarde, la plus américaine de tous les temps (avocate d'affaires américaine dirigeant le cabinet Baker & McKenzie) parler de gouvernement "révolutionnaire" concernant Fillon III ! Une vraie pince-sans-rire.

Alors, oui, Mme Lagarde, je vous donne raison, ce qu'il faut, c'est un "gouvernement révolutionnaire". Mais il y a fort à parier que dans celui-là, le billet de l'avion où vous prendriez la fuite ne serait pas défrayé par Bercy : il ne décollerait pas, et vous seriez invitée à nous faire rire encore un peu, par vos réponses aux représentants du peuple.
Les précédents ministres ne croyaient plus en Sarkozy depuis déjà deux ans (source personnelle du Cabinet primo-ministériel en sept. 2008) lassés par sa compulsion gesticulatoire fatiguante. Il fallait donc du sang neuf, et pas n'importe lequel, des gaullistes piteux, transformés en toutous aux ordres.
Si j'étais Villepin, je serais inquiet. La bataille des deux droites est ainsi muselée. Fillon prépare une nouvelle étape. Entendez : encore plus dure, encore plus sourde.
Attention Sarko n'est peut-être qu'un "pauv'con", mais c'est loin d'être un abruti.
**Lire l'article de Thimothy Geithner, actuel Secrétaire du Trésor U.S, sur Christine Lagarde, et comprendre pourquoi Mme Lagarde est indéboulonnable.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Restez humains même sur Internet : commentez dans un esprit confiant et contructif.